Travailler en (post)confinement

Image par Lukas Bieri de Pixabay

La crise inédite que nous traversons bouscule nos quotidiens et notamment notre manière de travailler

De nombreuses études sont en cours sur les répercussions psychologique du confinement et plus largement de l’exposition à la pandémie du COVID 19 (dont l’enquête Confins à laquelle vous pouvez participer, référence en bas de page). Dès 3 semaines de confinement, 44% des salariés présentent anxiété, 27% éprouvent même une détresse psychologique pouvant entraîner des syndromes post-traumatiques (baromètre OpinionWay). Le confinement se prolongeant, la période post-confinement ne s’annonçant pas vraiment « comme la vie d’avant », il est à craindre une accentuation de certains effets délétères sur la santé.

 

Une crise qui touche de manière inégale les individus
Ce que nous montrent les premières études est que la faculté à gérer cette crise dépend des conditions dans lesquelles elle se vit, et notamment - sur ce qui nous intéresse ici - dans lesquelles peut s’exercer le travail :

  • les conditions extérieures d’abord : les espaces de vie (puis-je facilement dédier un espace au travail chez moi ?), les conditions familiales (sommes-nous plusieurs à travailler dans un même espace ? y a-t-il des enfants à gérer ? une scolarité à accompagner ? etc.), les conditions techniques (est-ce que mon employeur met à disposition des outils pour le travail à domicile ? suis-je suffisamment bien équipée ? suis-je formée à l’utilisation de ces outils ? etc.), le soutien humain (est-ce que je me sens épaulée par mes collègues ? mon responsable ? mes services RH ? etc.), les conditions financières (ai-je une baisse de mon salaire ? est-ce que je crains de perdre mon emploi ? etc.).
  • mais aussi les conditions propres à chaque individu : les personnes qui ont peu, voir pas, d’expérience de télétravail vont avoir plus de mal à se concentrer, à rythmer leur journée, elles vont aussi plus facilement ressentir de la solitude et faire face à une plus grande surcharge mentale et émotionnelle. La capacité à traverser la crise dépend aussi de la capacité d’adaptation et d'autonomie de chacun.e.

L’entreprise fait le maximum pour aider...

Sur les conditions extérieures, nous n’avons individuellement que peu de marge de manœuvre. L’organisation collective de l’entreprise peut prendre sa part, et la bonne nouvelle c’est qu’elle le fait. Selon le sondage Opinion Way, 70% des salariés estiment que leur entreprise fait le maximum pour les accompagner et 80% disent pouvoir compter sur leurs collègues, leur manager, la direction de l’entreprise et les services RH pour les accompagner.

 

... mais la situation demande sans doute d'innover encore plus pour garantir la qualité de vie au travail

En revanche, un tiers des salariés estiment ne pas être suffisamment accompagnés dans le domaine de la santé psychologique et la prévention des risques psychosociaux. Il y a donc une marge de progression notable sur cet aspect, qui ne peut pas incomber uniquement aux managers : ceux-ci comme n’importe quels collaborateurs sont soumis à un stress important pendant cette période.

 

Chaque individu a besoin de développer de nouvelles capacités l'aidant à vivre mieux cette longue période

20 % des managers déclarent vivre une détresse psychologique élevée. Ils sont fortement sollicités tant il est vrai qu'ils ont un rôle primordial à jouer, notamment dans le maintien du collectif dans cette période.Encore plus qu’avant, ils doivent donc développer une grande capacité d’écoute pour pouvoir déceler des signes de détresse, derrière une irritabilité d’un collaborateur par exemple. Cette qualité d’écoute leur permettra de mieux comprendre leurs collaborateurs et d'adopter ainsi une plus grande justesse dans leurs actions. Comme l’écrit Ghislaine Labelle, psychologue organisationnelle et conseillère en ressources humaines dans la revuegestion.ca « il faut donc passer à un mode de gestion qui mise sur l’empathie plutôt que sur la productivité ».

De manière urgente, le manager mais aussi toute personne en responsabilité doit être en capacité de se concentrer pour prendre des décisions adaptées rapidement. Hors la situation de stress actuelle et qui se prolonge met à mal cette capacité de concentration (sous l’emprise d’un stress prolongé, notre esprit est moins clair).

Chaque individu face à l’inconnu de la situation de confinement, puis de post-confinement, est soumis à des variations émotionnelles importantes, et a besoin de développer une intelligence émotionnelle plus forte, de manière à naviguer plus aisément dans ce contexte incertain.

Enfin, nous ne savons pas combien de temps cette crise va durer : nous ne sommes donc pas engagés dans un sprint, mais dans un très long marathon. Dans ces conditions, introduire des pauses dans son quotidien et apprendre à gérer son énergie et se régénérer est indispensable.

 

Proposer la méditation de pleine conscience à ses collaborateurs

La méditation de pleine conscience (mindfulness), pratiquée en cours collectifs et en accompagnement individuel est un entraînement qui permet de renforcer son intelligence émotionnelle (notamment meilleure résistance aux situations de stress) et relationnelle (plus d’empathie). Elle facilite la prise de décision grâce au développement de la capacité d’attention décisionnelle (versus attention réactionnelle). Elle créé un temps et un espace quotidiens pour se poser et se ressourcer. Enfin, elle permet de développer sa capacité d’adaptation (créativité accrue) et un mieux-être face au changement (le fameux lâcher prise !).

Retrouvez en détails les effets de la méditation au travail et un article sur le bonheur au travail.

 

Un outil accessible à tou.te.s et facile à mettre en œuvre

L'entreprise peut donc dès à présent soutenir ses managers mais également l'ensemble de ses collaborateurs et collaboratrices en leur proposant des temps de méditation collectifs ou individuels qui peuvent s'envisager à distance, sans besoin technique  - un téléphone ou un accès internet, pas de visio, un simple guidage par la voix - et à moindre coût (prise en charge totale ou partielle par l'entreprise, séances partagées avec d'autres entreprises, etc.). Aucun prérequis n'est nécessaire et les outils abordés peuvent facilement être réappropriés par les individus en autonomie. L'accompagnement peut se construire en complément d'un suivi psychologique déjà mis en place auprès des salariés. Contactez-nous !

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